Un homme d’une cinquantaine d’années est mort dans un accident de quad près de Bertrix, le samedi 17 mai 2025, lors d’une randonnée organisée dans les bois entre Jéhonville et Ochamps. Son fils, également participant, a été blessé. Voici les faits établis par la presse belge.
Ce que l’on sait de l’accident de quad à Bertrix
Les faits se sont déroulés le samedi 17 mai 2025, vers midi, dans un massif forestier situé entre les villages de Jéhonville et d’Ochamps, sur le territoire de Bertrix, en province de Luxembourg. La sortie était encadrée par le Club Enduro Ardenne Semois de Bertrix.
Le pilote, un homme originaire de Florenville, participait à cette balade avec son fils, installé à l’arrière du quad. Sur un chemin forestier, le conducteur a perdu le contrôle de sa machine. Le véhicule a quitté sa trajectoire et a percuté un arbre. Les causes précises de cette perte de contrôle n’ont pas été détaillées par les autorités.
L’intervention des secours
Les pompiers, le SMUR et la police sont intervenus rapidement sur les lieux. Malgré la prise en charge, le pilote est décédé sur le coup. Son fils, plus légèrement touché, a été secouru sur place avant d’être évacué. La violence du choc contre l’arbre n’a laissé aucune chance au conducteur.
Le bilan et la position du parquet
Le bilan de l’accident s’établit à un mort et un blessé léger. La victime, âgée d’une cinquantaine d’années, est morte sur place. Son fils, passager du quad, a été pris en charge par les secours pour des blessures sans gravité. Le drame a été vécu en famille, le père et le fils partageant la même sortie.
Le parquet de Luxembourg a été averti, comme le prévoit la procédure pour tout accident mortel. Selon le bourgmestre de Bertrix, Mathieu Rossignol, le parquet n’a pas ordonné de devoirs complémentaires. Le bourgmestre a précisé que la randonnée disposait de toutes les autorisations requises et se déroulait dans un cadre légal.
La sécurité en randonnée quad
Le quad reste un loisir à risque, même sur un parcours balisé et encadré. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 19 personnes ont perdu la vie en quad en France en 2024. La même source recense 3 193 morts sur les routes de France métropolitaine cette année-là, tous véhicules confondus. Le quad pèse peu dans ce total, mais chaque sortie sur un chemin forestier, souvent étroit, en dévers ou glissant, demande une vigilance constante.
Les règles de base
Quelques règles de base limitent le danger en sortie tout-terrain :
- Porter un casque homologué et des protections (gants, bottes, dorsale).
- Adapter la vitesse au terrain, à la météo et à son niveau réel.
- Rester sur les chemins autorisés et suivre les consignes de l’encadrement.
- Ne pas surestimer ses capacités ni celles de la machine.
Avant chaque départ, un contrôle rapide de la machine (freins, pneus, direction) écarte une part des pannes. En groupe, garder ses distances et signaler toute difficulté au reste du convoi limite les sur-accidents. La fatigue et l’excès de confiance restent deux facteurs d’erreur classiques sur un terrain accidenté.
Cadre légal et encadrement
En Belgique comme en France, la conduite d’un quad homologué sur la voie publique impose le port du casque et une immatriculation en règle. Une sortie encadrée, avec des autorisations et un club expérimenté, réduit une partie du risque sans le supprimer. Le relief ardennais, ses pentes et ses chemins boueux restent exigeants, y compris pour des pilotes habitués.
Le matériel pèse aussi dans l’équation. Les écarts de fiabilité et de comportement entre modèles sont réels, comme le détaille notre comparatif des marques de quad à éviter. Un engin mal maîtrisé ou mal adapté au relief accroît le risque sur les sentiers.
Les accidents de loisirs motorisés ne se limitent pas à la Belgique. D’autres drames de la route l’illustrent, comme l’accident survenu à Blye, dans le Jura. Ces événements rappellent la part de risque propre à ces pratiques, sur route comme en forêt.