Un circuit voiture en Italie du Nord se boucle en 5 à 7 jours entre Milan et Venise, en reliant les grands lacs, les Dolomites et Vérone. Compte 150 à 200€ par jour et par personne, des péages autour de 10€ aux 100 kilomètres et des zones urbaines réglementées à contourner. Voici l’itinéraire complet, étape par étape, et tout ce qu’il faut savoir pour conduire sereinement.
L’itinéraire des lacs et des Dolomites, de Milan à Venise
Le tracé le plus logique part de Milan et se termine à Venise, sans jamais refaire le même chemin. Tu enchaînes les lacs, tu montes dans les Dolomites, puis tu redescends vers la plaine vénitienne. Sur cinq jours, garde deux ou trois étapes fortes plutôt que de tout survoler.
Milan, ton point de départ
Récupère la voiture à l’aéroport de Milan Malpensa ou en gare centrale, puis file vers le nord. Une matinée suffit pour le Duomo et la galerie Vittorio Emanuele avant de prendre la route. Pour le véhicule, compare les agences de l’aéroport et regarde aussi du côté de la location de voiture entre particuliers, souvent moins chère hors saison. Ne garde pas la voiture en centre-ville : le stationnement y est cher et les zones réglementées nombreuses.
Le lac de Côme
À une heure de Milan, le lac de Côme ouvre le bal. Installe-toi à Bellagio, le village posé sur la fourche des deux bras du lac, et rayonne vers Varenna et Menaggio en ferry. La route panoramique de la rive est étroite et sinueuse : roule tranquille et klaxonne dans les virages sans visibilité, comme le font les locaux. La Villa del Balbianello, sur son promontoire, vaut largement la halte.
Le lac Majeur, en variante
Si tu veux fuir la foule de Côme, le lac Majeur offre une alternative plus paisible à l’ouest. Depuis Stresa, les îles Borromées se rejoignent en bateau : l’Isola Bella et ses jardins baroques, l’Isola dei Pescatori et son village de pêcheurs. La villa Taranto, à Verbania, aligne l’un des plus beaux jardins botaniques du pays. La route de la rive piémontaise reste fluide et roulante, idéale pour une première journée sans stress au volant.
Le lac de Garde
Cap au sud-est vers le plus grand lac d’Italie, à environ 2h30 de Côme. Sirmione et sa presqu’île fortifiée concentrent l’essentiel : le château scaligère, les grottes de Catullo et les eaux thermales. La rive ouest, plus escarpée, enchaîne les tunnels taillés dans la roche entre Limone et Riva del Garda. C’est une des plus belles routes lacustres du pays, à faire de jour pour profiter des points de vue.
Les Dolomites, Cortina d’Ampezzo et le lac de Braies
Pour les amateurs de montagne, remonte vers Cortina d’Ampezzo depuis Venise ou le Garde. Les cols alpins comme le Passo Falzarego offrent des panoramas rares, mais restent délicats ou fermés hors saison estivale. Le lac de Braies, surnommé la perle des Dolomites, se mérite tôt le matin avant l’affluence. Prévois une conduite prudente : routes de montagne, virages serrés et météo changeante même en plein été. Une journée entière sur place vaut mieux qu’un simple passage éclair.
Vérone, la halte romaine
Sur le retour vers la plaine, Vérone coupe idéalement la route. Ses arènes romaines, la maison dite de Juliette et le centre médiéval se visitent à pied en une demi-journée. Un point de vigilance : le cœur historique est classé en zone à circulation restreinte. Gare-toi dans un parking de périphérie et termine en bus ou à pied, sous peine d’amende.
Venise, le point d’arrivée
Venise se rejoint par le pont de la Liberté, mais la voiture s’arrête là : la ville est entièrement piétonne. Dépose le véhicule au Tronchetto ou au Piazzale Roma, les deux grands parkings d’entrée, puis passe au vaporetto. De là, Murano, Burano et le reste de la lagune s’explorent en bateau. Rendre la voiture à l’aéroport Marco Polo boucle le circuit sans détour inutile.
Conduire lors de ton circuit voiture en Italie du Nord
La conduite italienne se prépare. Trois postes concentrent les frais et les mauvaises surprises : les péages, les zones urbaines réglementées et le passage des Alpes.
Les péages autoroutiers et le télépéage
Le réseau italien facture au kilomètre : tu prends un ticket à l’entrée, tu paies à la sortie. Compte environ 10€ pour 100 kilomètres d’autoroute, selon les guides de conduite en Italie publiés en 2026. Les cartes bancaires françaises passent aux barrières. Pour éviter les files d’attente, un boîtier de télépéage européen type Bip&Go fonctionne aussi bien en France qu’en Italie.
Les ZTL, le vrai piège des centres-villes
Les ZTL, ces zones à trafic limité, sont l’erreur la plus coûteuse du voyage. Milan, Vérone et Padoue en sont truffées. Un simple passage non autorisé déclenche une amende de 80 à 160€ selon les barèmes italiens 2026, à laquelle s’ajoutent des frais de recouvrement. Repère les panneaux blancs cerclés de rouge marqués ZTL et gare-toi toujours en dehors du périmètre.
Rejoindre l’Italie : tunnels alpins et vignette suisse
Depuis la France, deux routes dominent. Le tunnel du Mont-Blanc ou celui du Fréjus coûtent environ 55€ l’aller pour une voiture, d’après les tarifs ATMB 2026. Le passage par la Suisse impose une vignette autoroutière à 40 francs suisses, soit près de 44€, valable de décembre 2025 à janvier 2027 selon l’administration fédérale suisse. L’Italie, elle, n’exige aucune vignette : seuls ses péages autoroutiers s’appliquent.
Le carburant et le stationnement
À l’été 2026, l’essence tourne autour de 2,05€ le litre et le gazole autour de 1,95€ en Italie, selon les relevés de prix des carburants. Fais le plein en libre-service, le mode dit fai da te, en dehors des aires d’autoroute : l’économie atteint parfois 30 centimes par litre. Avant de partir, pense à mettre à jour la carte Europe de ton GPS pour ne pas te faire piéger par les ZTL.
| Poste | Coût indicatif 2026 |
|---|---|
| Péage autoroute italienne | environ 10€ / 100 km |
| Essence / gazole | 2,05€ / 1,95€ le litre |
| Tunnel Mont-Blanc ou Fréjus (aller) | environ 55€ |
| Vignette suisse (si passage) | 40 CHF, soit environ 44€ |
| Amende ZTL | 80 à 160€ par infraction |
Organiser ton road trip : durée, période et budget
Une fois l’itinéraire posé, trois questions décident du reste : combien de temps, à quelle saison, et pour quel budget.
Combien de jours prévoir
Cinq jours suffisent pour deux lacs et une ville d’art, sans courir. Avec sept à dix jours, tu ajoutes les Dolomites et Venise sans casser le rythme. L’erreur classique : vouloir tout caser sur un week-end prolongé et passer plus de temps au volant qu’à profiter. Mieux vaut retirer une étape que la survoler.
La meilleure période
Vise mai, juin ou septembre. Le climat reste doux, les lacs sont accessibles et la foule des mois d’été n’a pas encore rempli Sirmione ou Bellagio. Juillet et août concentrent les prix les plus hauts et les routes les plus chargées. Les cols des Dolomites, eux, n’ouvrent pleinement qu’à la belle saison.
Le budget à prévoir
Pour un circuit de cinq jours à deux, compte 800 à 1200€ tout compris. La location de voiture pèse 200 à 300€, les hébergements 80 à 150€ la nuit selon la région, le reste part dans le carburant, les péages et les visites. Réserve les nuitées à l’avance en haute saison : les bords de lac se remplissent vite.