Vous avez craqué pour le charme d’une Renault Floride convertible ? Cette petite voiture de plaisir française vous fait de l’œil avec ses lignes élégantes et son côté décapotable ? Vous vous demandez ce qu’il faut savoir sur cette automobile qui a marqué la fin des années 50 ?

Eh bien, figurez-vous que la Floride Caravelle a une histoire fascinante ! Cette voiture qui devait conquérir l’Amérique a finalement trouvé son public en Europe, malgré des performances modestes.

Dans cet article, vous allez découvrir tout ce qui fait le charme de cette automobile : son histoire, ses évolutions techniques, ses forces et ses faiblesses. De quoi vous aider à mieux comprendre pourquoi elle continue de séduire les collectionneurs aujourd’hui.

Genèse et lancement : une voiture née pour séduire

La Renault Floride voit le jour en 1958, présentée au Salon de Paris puis à New York en 1959. Son nom évoque directement sa destination : séduire le marché américain, en particulier la Floride où le soleil et les voitures décapotables font bon ménage.

Cette petite GT cabriolet repose sur la plateforme de la Dauphine, mais avec une carrosserie entièrement repensée. Pietro Frua signe le design de cette voiture qui se veut résolument moderne et séduisante. Le concept est simple : proposer une voiture de plaisir accessible pour le marché loisir et le ‘cruising’.

Dès le départ, deux versions sont disponibles : le coupé 2+2 et le cabriolet qui nous intéresse. Un hardtop amovible peut même équiper la version décapotable, permettant de rouler toute l’année. La construction est confiée en sous-traitance à Chausson puis à Brissonneau & Lotz.

Mais attention, si l’objectif était de conquérir l’Amérique, la réalité sera tout autre. Face à la concurrence de la Volkswagen Karmann Ghia et de l’Austin Healey Sprite, la Floride peine à s’imposer outre-Atlantique. Les exemplaires invendus seront même rapatriés en Europe !

Évolutions techniques : de la Floride à la Caravelle

L’histoire technique de cette voiture se divise en plusieurs phases. Au lancement, la Floride reçoit le moteur Ventoux de 845 cm3 développant environ 40 chevaux. Les performances restent modestes : comptez environ 125 km/h en vitesse de pointe.

En 1962, la voiture change de nom pour devenir Caravelle et bénéficie d’importantes améliorations. Le moteur passe à 956 cm3 pour 48 chevaux, puis à 1 108 cm3 avec le bloc Cléon-Fonte développant 55 chevaux (puis 57,5 chevaux en 1966 pour la Caravelle S).

Version Moteur Puissance Vitesse max
Floride (1959) 845 cm3 Ventoux 40 ch ≈125 km/h
Caravelle (1962) 956 cm3 48 ch ≈130 km/h
Caravelle S (1966) 1108 cm3 Cléon-Fonte 57,5 ch ≈145 km/h

L’évolution ne se limite pas à la motorisation. La voiture passe d’un système électrique 6V à 12V, la boîte de vitesses évolue de 3 à 4 rapports, et surtout, l’introduction progressive de freins à disques (quatre disques sur certaines versions) améliore significativement la sécurité. C’est d’ailleurs une première notable sur une voiture française de cette époque.

Ces améliorations techniques répondent aux critiques sur les performances et la sécurité de la version d’origine, mais ne changent pas l’ADN de la voiture : elle reste avant tout conçue pour le plaisir et l’esthétique.

Comportement et limites : une voiture de caractère

Soyons honnêtes : la Floride convertible n’a jamais été une sportive pure. Son architecture arrière moteur, héritée de la Dauphine, impose des limites importantes en matière de tenue de route et de freinage.

Le comportement routier demande une certaine adaptation. Comme sur la Dauphine, le moteur à l’arrière peut provoquer des décrochages intempestifs, surtout sur route mouillée. Les premiers modèles souffrent aussi d’un freinage perfectible, problème partiellement résolu avec l’arrivée des freins à disques.

Côté performances, ne vous attendez pas à des miracles. Même la Caravelle S la plus puissante ne dépasse guère les 145 km/h, et le 0 à 100 km/h demande plus de 20 secondes. Les chronos d’époque mentionnent un 0 à 1 km en environ 44 secondes pour la version 845 cm3.

Mais c’est justement là tout le charme de cette voiture ! Elle n’est pas faite pour battre des records, mais pour profiter du soleil au volant d’une belle mécanique. L’ergonomie de conduite, typique des années 60, peut surprendre les conducteurs modernes, mais fait partie de l’expérience.

Au final, 117 039 exemplaires seront produits jusqu’en 1968, preuve d’un succès relatif en Europe qui compense l’échec américain. La voiture trouve son public parmi ceux qui privilégient le style à la performance pure.

FAQ sur la Renault Floride Convertible

Quel est le prix d’une Renault Floride à vendre actuellement ?

Le prix d’une Renault Floride Cabriolet occasion varie énormément selon l’état, la rareté et l’année. Comptez entre 8 000 et 25 000 euros pour un exemplaire en bon état. Les modèles restaurés ou exceptionnellement préservés peuvent dépasser 30 000 euros. À l’époque, une Floride coûtait 950 000 anciens francs à l’automne 1959, soit moins cher qu’une Simca Océane Plein Ciel.

Quels sont les points à vérifier sur une Renault Caravelle occasion ?

Avant d’acheter une Renault Floride S occasion, vérifiez impérativement la corrosion (fléau de ces voitures), l’état du moteur Cléon-Fonte, le fonctionnement du système de capote et l’authenticité des pièces. Les exemplaires avec freins à disques et boîte 4 rapports sont plus recherchés. Attention aussi à la disponibilité des pièces détachées, parfois difficiles à trouver pour certains éléments spécifiques à ce modèle.